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REDACTION ET LECTURE DES CONTENUS
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Lecture rapide et scannage
L’internaute ne lit pas mot à mot, il scanne la page à la recherche de l’information. Néanmoins, une fois le contenu recherché identifié, le processus de lecture revient à la normale: 77% du texte est alors lu et non parcouru.
Pour le guider dans sa lecture, une technique consiste à mettre du relief dans les pages.
9 points pour une lecture plus aisée: zoom sur les titres, les paragraphes, la pyramide inversée, le style du texte, les contenus visuels, les éléments de mise à jour, le sentier de navigation ou le breadcrumb trail, les liens.
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Améliorer la scannabilité des menus de navigation
Aligner le texte à gauche et non à droite, commencer par des mots clés informatifs et différents, éviter l'utilisation abusive des majuscules, etc.
Présentation par J. Nielsen de quelques pistes pour favoriser la scannabilité des menus de navigation. |
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UNE LECTURE WEB OPTIMISEE
| PLUS DE LISIBILITE |
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La lecture à l'écran est moins confortable
Selon Jakob Nielsen, le spécialiste de l’ergonomie, 79% des internautes ne lisent pas mot à mot sur Internet. Ils scannent la page à la recherche de mots, de phrases qui leur semblent importants (Jakob Nielsen: How Users Read on the Web).
Ce mode de lecture mis en lumière, il faut adapter l’écriture au média web et optimiser ses pages (lire sur l'optimisation de l'écriture: Une écriture adaptée au Web).
Selon une étude menée par John Morkes et Jakob Nielsen (Web-Reading Study), la lisibilité d’un texte augmente lorsque l’on respecte les 3 principes de base:
- la concision
- l’écriture objective et factuelle
- la mise en relief
Pour guider l’internaute et faciliter sa lecture, une technique consiste à mettre du relief dans les pages.
Comment alors accrocher l’œil du lecteur?
Nous devons jouer sur différents paramètres :
1. Les titres
2. Le chapeau (30 à 50 mots)
3. Les paragraphes
4. La pyramide inversée
5. Le style du texte
6. Les contenus visuels
7. Les éléments de mise à jour
8. Le sentier de navigation ou le breadcrumb trail
9. Les liens
1. Les titres
Les titres sont généralement mis en évidence et se dégagent du texte.
Ils sont 5 fois plus lus.
Pour remplir son rôle de lisibilité, un titre doit :
- S’insérer entre les tags HTML <Hn> titre </Hn>
- Être informatif et incitatif tout en évitant le second degré
- Être spécifique, soit contenir des mots clés relatifs à la page
- Être court
- Résumer le contenu du texte développé
- Tenir sur une seule ligne
- Correspondre à la requête des internautes sur les moteurs de recherche
Les types de titres :
- Le titre informatif : il résume ce qui va suivre
La rédaction d’un bon titre
- Le titre sous forme de question
Comment rédiger un bon titre ?
- Le titre sensationnel qui joue sur l’exclusivité
Une interview exclusive sur la visibilité d’un titre
- Le titre pratique
Les 10 points à respecter pour un bon titre
- Le titre émotionnel joue sur la proximité: il rassure
J’ai fait confiance à action-redaction
- Le titre promotionnel
10% de réduction sur l’article « Optimiser son contenu »
- Le titre qui exhorte à agir
Pensez à vos titres !
2. Le chapeau (30 à 50 mots)
Le chapeau consiste en un court paragraphe de 30 à 50 mots qui résume le contenu du texte développé.
L’internaute accède directement à la quintessence du message. Il peut rapidement identifier si le sujet traité l’intéresse et décide de poursuivre ou non sa lecture.
Un bon chapeau répond aux 5 W : who, what, where, when, why (qui, quoi, où, quand, pourquoi).
Comment mettre le chapeau en exergue ?
- L’insérer dans un cadre de couleur différente
- Le mettre en gras ou en italique
- Le placer dans la partie supérieure de l’écran
3. Les paragraphes
L’insertion de paragraphes dans un texte facilite la lecture.
Pour remplir ce rôle, les paragraphes seront :
- courts
- aérés
- découpés par idée (une idée par paragraphe)
- logiques dans le raisonnement ou développement
- de taille variable, ce qui facilite le repérage
Les mots-clés sont mis en gras pour attirer le regard.
Le mot d’ordre est la concision : l’internaute est pressé, inutile de lui faire perdre son temps.
Évitons le langage creux et promotionnel : rien de plus irritant que de devoir filtrer tout le message hyperbolique afin d’accéder aux données proprement dites.
4. La pyramide inversée
La technique de la pyramide inversée consiste à placer les informations importantes en tête d’un texte et les développer de manière de plus en plus détaillée dans le corps de celui-ci. On débute ainsi par la conclusion.
On obtiendra donc :
- Le titre : il résume le contenu qui suit
- Le chapeau : il contient l’essentiel de l’information en se basant sur les 5W
- Le corps du texte qui fournit des informations détaillées
- L’information la moins pertinente par rapport au sujet traité, mais qui a également toute son importance, se retrouve en bas ; il peut s’agir d’un hyperlien, d’une adresse de contact, d’un call to action
Pourquoi la pyramide inversée ?
- Cette progression de l’information est un gain de temps pour l’internaute qui détermine rapidement si le sujet l’intéresse ou non.
- Les crawlers indexent l’intégralité du contenu éditable d’une page, mais accordent plus de poids aux premières lignes.
5. Le style du texte
Écrire pour le web, c’est présenter une information « to the point » afin d’optimaliser la lecture.
Faciliter la lecture, c’est adopter un style simple qui met en pratique les points suivants :
- termes concrets (versus abstraits)
- pas de jargon
- phrases courtes (15 à 20 mots)
- style direct (versus tournure indirecte et voix passive)
- tournures simples
- interactivité (poser des questions, interpellation, incitation, voire humour)
- mots entiers (versus abréviations, acronymes)
- pas de fautes d’orthographe
6. Les contenus visuels
Les contenus visuels (images, illustrations, photos, animations) ne sont pas pris en compte par les moteurs de recherche. L’internaute se fixe prioritairement sur les gros titres, les hyperliens et ensuite seulement sur les visuels.
Néanmoins, le recours à l’image peut se justifier dans certains cas (Sources: Jared Spool et Matthew Klee, "User Interface Engineering"):
- comme élément d'information (ex. : photos de produits)
- comme élément de navigation (ex. : les cartes géographiques, les organigrammes interactifs)
- comme élément de mise en page (ex.: séparateurs graphiques, icônes, arrondis)
- comme élément d'ornementation (à utiliser avec précaution)
En tous les cas, il est souhaitable d’éviter de mettre en place une infographie au détriment du contenu informatif… à vous de convaincre les créatifs : -)
Il faut également prendre en compte le temps de chargement d’une image et tabler sur un temps de réponse très court.
Utiliser les tags ALT et Title pour donner des informations relatives aux images, cela augmente l’accessibilité de vos pages.
Le tag Alt de la balise IMG (images) :
Il permet d’afficher un texte alternatif en l’absence d’image: il est pris en compte par certains moteurs de recherche (dont Google). Le poids de cette balise est probablement très faible pour les moteurs de recherche, inutile donc de passer des heures à peaufiner les descriptions. Néanmoins, le recours à cette balise donne une plus grande accessibilité à vos pages, pensons notamment aux malvoyants !
Le tag Title de la balise IMG (images) :
Il permet de donner un titre à l’image : il n’est pris en compte par aucun moteur.
PS: Comment afficher des images sur une page web?
Les principaux attributs de la balise IMG sont les suivants :
- SRC: Indique l'emplacement de l'image.
- ALIGN: Spécifie l'alignement de l'image par rapport au texte adjacent.
- Il peut prendre les valeurs: TOP, MIDDLE, et BOTTOM.
- ALT: Permet d'afficher un texte alternatif lorsque l'image ne s'affiche pas.
- TITLE: Permet d'afficher une infobulle lors du survol de l'image par le curseur.
- WIDTH: Permet de spécifier la largeur de l'image.
- HEIGHT: Permet de spécifier la hauteur de l'image.
7. Les éléments de mise à jour
L’actualisation d’un site rassure l’internaute quant à la pertinence des informations qu’il consulte. La fréquence de mise à jour des pages est prise en compte par les moteurs de recherche dans son algorithme, il est également un des critères de fiabilité du contenu.
Il convient donc :
- d’insérer une date sur vos pages
- d’actualiser les informations présentes régulièrement
- de créer de nouvelles pages de manière continue
Astuce :
Donnez la possibilité aux internautes d’insérer des commentaires sur votre site.
Cela vous permet :
- De bénéficier d’une actualisation de votre site et d'augmenter "artificiellement" le renouvellement du contenu de vos pages web (très apprécié par les moteurs de recherche).
- D'ajouter des mots-clés supplémentaires dans vos pages web qui reprennent d’autres termes employés dans les moteurs de recherches.
- D’ajouter de la crédibilité grâce à ces témoignages clients.
8. Le sentier de navigation ou le breadcrumb trail
Le sentier de navigation est le chemin qui s’affiche généralement en tête de page et permet à l’internaute de se repérer au niveau de la navigation.
Selon Jacob Nielsen dans une étude datant d’avril 2007, Breadcrumb Navigation Increasingly Useful, l’utilisation du breadcrumb trail va croissante, pourquoi ?
- Le sentier de navigation représente une aide pour l’utilisateur, de pair avec la navigation primaire et le plan du site : il permet à tout instant à l’utilisateur de se repérer, surtout lorsque la navigation primaire est confuse.
- Le sentier de navigation permet à l’internaute de rebrousser chemin à l’aide d’un click.
- Le sentier de navigation ne prend qu’une seule ligne.
- Le sentier de navigation offre un contenu sémantique riche, doublé de liens et situé en tête de page, ce qui incite à une bonne interprétation de la part des moteurs de recherche.
Seul point négatif : certains internautes passent outre et ne voient pas cette aide à la navigation.
9. Les liens
Un bon lien répond aux critères suivants :
- Il est clair, explicite et intelligible par tous.
- Il intègre des mots-clés pertinents en rapport avec le contexte.
- Il utilise le tiret (-) plutôt que l’underscore (_).
Remarque : Google va prendre en compte le "_" comme élément de séparation des mots.
- Son nombre est raisonnable : pas plus de 7 liens par niveau sous peine d’avoir une lecture morcelée et confuse.
- Il contient en moyenne 4 mots.
- Il est discriminant : pas de liens génériques (plus d’info, plus de détail, etc.).
- Il est facilement reconnaissable : les liens non visités apparaissent en bleu et les liens visités, en rouge pourpre. Il est préférable d’utiliser des liens textes plutôt que des images (pour des raisons de référencement, d’accessibilité, de navigation, de chargement).
- Il doit être légal… (lire à cet effet l’article de Maître Thibault Verbiest : Liens hypertextes : quels risques juridiques pour les opérateurs de sites Web ?).
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| LIRE EGALEMENT : UNE ECRITURE WEB |
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Optimiser ses pages Internet
L'écriture Web répond aux exigences de concision et de clareté de l'internaute, mais elle permet également d'améliorer son positionnement sur les moteurs de recherche. Il existe 6 zones réactives par rapport aux critères de pertinence des moteurs de recherche : quelles sont-elles et comment les optimiser pour augmenter son positionnement naturel ? |
Isabelle Canivet |