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1. Les formes de veilles les plus courantes
La notion de « veille » apparaît tout d’abord aux Etats-Unis vers la fin des années 70, dans un contexte de crise économique, avant de se développer en Europe. Progressivement on se rend compte que le « traitement de l’information » est plus important que la « collecte d’information ».
Aujourd’hui, la veille réside dans la mise en place et la gestion d’un dispositif de surveillance active dans un environnement spécifique. Elle peut être réalisée en interne ou en externe et peut faire l’objet d’une transaction marchande ou non.
Les trois formes de veilles les plus récurrentes sont:
Elle est souvent définie comme l’attention systématique à exercer envers certains secteurs ou certaines entreprises afin de repérer des nouveautés techniques, des progrès et des développements futurs prévisibles. Cette veille peut donc avoir une dimension prospective. Ici, on insiste sur les inventions (observations des Centres de recherche, des Universités, des brevets déposés, etc.) et sur les innovations (premières mises en ouvres, licences d’exploitation, etc.).
- la veille concurrentielle
Elle est définie par l’examen permanent des structures de marché, des parts de chaque intervenant, des évolutions des produits et des services, de leur qualité, de leurs prix, des politiques commerciales, des interventions étatiques, régionales, communautaires, des actions de marketing, etc.
Elle constitue en quelque sorte la synthèse des veilles technologiques, concurrentielles, commerciales, etc.
D’autres types de veilles viennent s’ajouter à cette liste:
- la veille marketing (observation des marchés);
- la veille sociétale ou veille sociologique (identification des comportements sociaux et culturels);
- la veille juridique et réglementaire (étude des systèmes juridiques étrangers et communautaires), etc.
2. A chaque forme de veille, une information spécifique
On distingue aussi les formes de veilles selon la nature des informations qu’elles permettent d’obtenir:
- la première est la veille tournée vers des informations primaires (audits, expertises, rapports et études internes), pour répondre à des problèmes ou à des besoins internes;
- la seconde est la veille tournée vers des informations secondaires, informations existant à l’extérieur ou à l’intérieur de l’institution mais qui ont été produites pour un autre usage.
Un autre classement de la nature des informations est celui de la Norme Expérimentale de l’AFNOR. Cette norme distingue les informations en trois grandes familles:
- informations blanches : informations aisément et licitement accessibles;
- informations grises : informations licitement accessibles mais caractérisées par des difficultés dans la connaissance de leur existence ou de leur accès;
- informations noires : informations à diffusion restreinte et dont l’accès ou l’usage est explicitement protégé (les avoir sans autorisation relevant du pénal).
Cette norme définit également:
- les différentes notions liées à la veille (terminologie);
- les différentes caractéristiques des prestations de veille et des prestations de mise en place d’un système de veille (produits et service);
- les processus de réalisation et les compétences requises (conditions de production).
3. Les différents composants de la veille
La veille repose sur l’examen de composants spécifiques, tels que:
- les bases de données;
- les bulletins d’annonces légales;
- les documentations et/ou les statistiques internes (analyse des parts de marché, des ventes, des rapports d’audits, d’expertises, etc.);
- les publications;
- les sites Internet (via les moteurs de recherche et les « portails » thématiques);
- les source plus ou moins formelles et produites par les réseaux de relations internes et externes, reposant sur des entretiens, des conférences ou encore l’exploitation des forums sur Internet.
4. Les limites de la veille
Ces modes d’acquisition des données ont leurs limites évidentes:
- méthodologie d’accès : l’information n’est jamais brute et ne peut être obtenue qu’à partir d’une méthodologie explicite;
- accès à l’information : l’accès à l’information est souvent délicat ou difficile car celle-ci n’est pas toujours disponible ou peut être fausse, obsolète, etc.;
- fiabilité des informations : leur fiabilité est variable;
- traitement : leur traitement est délicat ou demande des compétences non disponibles : utilisation de statistiques, savoirs techniques indispensables à une collecte sur Internet, etc.;
- traduction des résultats : les résultats obtenus doivent avoir une traduction en termes de stratégies ou d’actions.
Sarah ODRU
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